La Bonne Humeur de la Casserole

samedi 11 octobre

Les Violons de l'Automne.

Officiellement, je baptise mon Blog. J'en pleure de joie tellement je suis émue. Mon premier Blog ; Le Blog de l'année et de toutes les autres. Je remercie tous les auteurs de ces sites Internet qui m'ont permis de forger ma petite idée sur le divulguement d'informations privées sur la Toile, ceux qui m'ont fait rire, rager ou peut-être pleurer. Les mensonges et les vérités que j'ai peut-être confondues. Bref : Un Grand Merci de la Casserole du Samedi.

    Ne vous trompez pas, je suis ici pour laisser aller ma peine. Ma joie et ma bonne humeur, je préfére la donner à des gens que je connais mieux. Même si ces derniers temps, j'ai plus de mal à rire qu'à pleurer. Et ne me répétez pas inlassablement que c'est la faute à La Crise de l'Adolescence, parce qu'une maladie fait moins peur lorsqu'on lui a donné un nom. Au fond, qu'est-ce que La Crise de l'Adolescence ? Une chose abstraite, qui n'existe pas ailleurs que dans l'esprit de ceux qui ont dépassé l'adolescence avec humour. Moi, je donnerais tout pour rester ici, à la place que j'occupe en ce moment. N'importe quoi. Et je pleure, la nuit, pourtant réfugiée au fond de ma couette, le matin, sous la douche, dans les magasins, sans autre raison que celle de vouloir me laisser aller. Pleurer m'est devenu normal, mais je voudrais que ça cesse, pour éviter les questions mal placés, les junkies qui me croient junkies, les parents dépassés, les soeurs plus jeunes, restées au stade de la bêtise intelligente, des professeurs qui croient que tout va bien, des copains qui se lamentent, pendant qu'on ne dit rien. Et pourtant .. Je voudrais que ça cesse, pour enfin revivre.

    Ma vie est devenue un Enfer depuis que les larmes coulent. Ai-je une raison pour laisser ces gouttes tomber ? Absolument pas. Je suis comme qui dirait immunisée contre les maladies, l'amour n'est pas un problème, pas plus que l'amitié. J'aime les gens et on me le rend plutôt bien. (Rires) Mais mes yeux veulent me montrer quelque chose. Une chose que je ne suis pas capable de comprendre, aussi intelligente pourrais-je être. Mes devoirs traînent sur le bureau et j'entends les éclats de rires de ma famille, en bas. Et je m'en sens exclue, interdite de bonheur. Toute seule en haut, devant un écran platonique. Je pleure, devant mon clavier. Devant ces mots absurdes qui sortent de mes doigts sans pouvoir m'en empêcher. Vais-je enfin sortir de ma torpeur glacée ? Je l'espère de tout coeur. Et c'est le pourquoi du comment de ce Billet sans utilité, hormis celui de me ramener à un présent plus sain, tel le Paradis sans nom que j'avais auparavant.

Posté par Saralynn à 18:22 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


dimanche 12 octobre

Juste une lettre oubliée.

Ce matin, quand je me suis levée, j'ai tout de suite compris. Quand on part, qu'on quitte quelqu'un – on quitte forcément quelqu'un, un jour – on ne le fait pas souvent par envie. Moi qui ai été si bête tout ce temps, plus d'un an c'est écoulé, et c'est seulement aujourd'hui que j'ai envie de le revoir. Et j'ai rétabli le schéma qu'il avait quitté, celui qu'il avait en horreur. Qu'il ne portait pas dans son coeur. Finalement, peut-être qu'il est parti avec envie, pour ne pas me voir devenir le double même de sa mère.

      « Quand j'ai appris que ma mère ne m'aimait pas, je me suis dit que je devais partir. Le jour de mes 15 ans, quand ma mère est passée devant sans me voir, j'ai compris que je devais m'en aller. Le contraire de l'amour, Sara .. ce n'est pas la haine, c'est l'indifférence. Désolé. »

      Ce mot, il me l'avait écrit pour moi. Et moi, j'avais crus qu'il se foutait de moi, que tout ce qu'il disait, qu'il écrivait n'avait plus d'importance, je ne l'aimais plus. Je ne l'avais jamais aimé. Et aujourd'hui, alors que j'ai coupé tout lien avec lui, que la différence d'âge se fait importante, je veux le revoir. J'en ai tellement envie, mais je sais que c'est impossible. Parce que, quelque part, il est mort. Dans mon coeur, il existera toujours, et c'est bien ça le malheur. S'il existe dans mon coeur, il n'existe pas ailleurs. J'aurais du m'en rendre compte. Je le repoussais, pour ne pas le laisser voir à quel point il comptait. On était des amis, il ne l'a pas compris. Ou peut-être voulait-il plus. Ou peut-être voulais-je plus. Quand on aime, l'histoire se finit. Quand on n'aime pas, on a une chance de se revoir après des années, sans s'être oubliés. Je suis perdue, et c'est seulement maintenant que je m'en rend compte.

      Je suis un monstre. Un monstre d'inhumanité. Un monstre que personne ne devrait aimer. Pas même lui.

      Il a bientôt 17 ans. J'en ai bientôt 14. Je sais qu'il ne peut plus rien se passer. Et les souvenirs que j'ai de lui commencent à s'estomper. J'aimerai le revoir, reformuler nos voeux d'amitié, pour qu'ils deviennent des voeux d'amours. Ça ne durera pas longtemps, mais au moins, je pourrais dire, en montrant une photo de lui : « Je l'ai aimé. Et lui aussi ».

    Posté par Saralynn à 12:44 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

    Pour Madame N. Parce que l'allemand c'est bien !

      Nur ein Wort - Wir sind Helden
      {
      Comme quoi, l'allemand est une jolie langue.
      Et puis, maintenant, je comprends les paroles. }

    Posté par Saralynn à 13:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

    lundi 13 octobre

    Je ne suis qu'une menteuse.

    Je savais qu'il ne reviendrait pas. Qu'il ne reviendrait jamais. Que c'était comme s'il était mort, imbécile fini, et pourtant, tellement beau. Et moi, l'éternelle amoureuse, celle qui tombe comme une mouche devant un garçon plus âgée, plus beau, plus charmant, plus gentil, plus affectueux. Je croyais que cette fois-ci était différente, mais il faut croire que non. Il n'est plus là depuis deux années, et je n'ai aimé personne d'autre. Je voulais me réserver, aller à Nancy pour lui faire les beaux yeux, et finir ma vie avec lui. Sans mariage. Je ne me marierais jamais. C'est beaucoup trop contraignant, pour seulement deux personnes ; et puis, si on aime, pourquoi vouloir le prouver à des gens qui n'en ont rien à faire ?

      Et aujourd'hui, voilà que tout mes projets, que toute ma belle logique s'effondre comme un château de cartes. Il n'était pas assez solide, ce château de pacotille. Ma volonté n'était pas assez présente et je sens mon coeur deffaillir. Je fais la belle, quand il est là, suis gênée de me servir des autres garçons, jalouse de sa copine. Car oui, il a une copine. En vérité, je le connais depuis le début de l'année, et même avant. Je l'ai vu devant ce pont, et il a disparu .. Pour revenir quelques jours plus tard, sous les traits du cousin de C. Quel malheureux avenir me prédit-on ? Et aujourd'hui, voilà que je me rends compte que c'est lui que j'aime maintenant. Je suis une menteuse. Mais vous devez savoir pourquoi je l'aime lui. Je ne serais peut-être pas objective, mais que voulez-vous, je ferais de mon possible.

      Il n'est pas très beau. Et pourtant, je le trouve plus beau que tous les mannequins affichés sur les murs des immeubles environnants. Brun et des yeux de la même couleur – quoique, ce n'est pas la première chose que je regard, je peux me tromper. Il est grand, plus que moi, et ça me suffit. Il a l'air gentil, et apparemment, il l'est. Il n'y a que moi pour être populaire à tous les niveaux, dans mon collège. Au fond, il me ressemble un peu, mais nos différences sont très reconnaissables. Il est doux et pas très honnête. Je suis cassante et franche.

      Et c'est pour ça que je l'aime.

    Posté par Saralynn à 18:12 - - Commentaires [3] - Permalien [#]