Officiellement, je baptise mon Blog. J'en pleure de joie tellement je suis émue. Mon premier Blog ; Le Blog de l'année et de toutes les autres. Je remercie tous les auteurs de ces sites Internet qui m'ont permis de forger ma petite idée sur le divulguement d'informations privées sur la Toile, ceux qui m'ont fait rire, rager ou peut-être pleurer. Les mensonges et les vérités que j'ai peut-être confondues. Bref : Un Grand Merci de la Casserole du Samedi.

    Ne vous trompez pas, je suis ici pour laisser aller ma peine. Ma joie et ma bonne humeur, je préfére la donner à des gens que je connais mieux. Même si ces derniers temps, j'ai plus de mal à rire qu'à pleurer. Et ne me répétez pas inlassablement que c'est la faute à La Crise de l'Adolescence, parce qu'une maladie fait moins peur lorsqu'on lui a donné un nom. Au fond, qu'est-ce que La Crise de l'Adolescence ? Une chose abstraite, qui n'existe pas ailleurs que dans l'esprit de ceux qui ont dépassé l'adolescence avec humour. Moi, je donnerais tout pour rester ici, à la place que j'occupe en ce moment. N'importe quoi. Et je pleure, la nuit, pourtant réfugiée au fond de ma couette, le matin, sous la douche, dans les magasins, sans autre raison que celle de vouloir me laisser aller. Pleurer m'est devenu normal, mais je voudrais que ça cesse, pour éviter les questions mal placés, les junkies qui me croient junkies, les parents dépassés, les soeurs plus jeunes, restées au stade de la bêtise intelligente, des professeurs qui croient que tout va bien, des copains qui se lamentent, pendant qu'on ne dit rien. Et pourtant .. Je voudrais que ça cesse, pour enfin revivre.

    Ma vie est devenue un Enfer depuis que les larmes coulent. Ai-je une raison pour laisser ces gouttes tomber ? Absolument pas. Je suis comme qui dirait immunisée contre les maladies, l'amour n'est pas un problème, pas plus que l'amitié. J'aime les gens et on me le rend plutôt bien. (Rires) Mais mes yeux veulent me montrer quelque chose. Une chose que je ne suis pas capable de comprendre, aussi intelligente pourrais-je être. Mes devoirs traînent sur le bureau et j'entends les éclats de rires de ma famille, en bas. Et je m'en sens exclue, interdite de bonheur. Toute seule en haut, devant un écran platonique. Je pleure, devant mon clavier. Devant ces mots absurdes qui sortent de mes doigts sans pouvoir m'en empêcher. Vais-je enfin sortir de ma torpeur glacée ? Je l'espère de tout coeur. Et c'est le pourquoi du comment de ce Billet sans utilité, hormis celui de me ramener à un présent plus sain, tel le Paradis sans nom que j'avais auparavant.